La Nuit des Rois

1999 à 2004 - troupe du phenix

De William Shakespeare.
Traduction, adaptation et mise en scène pour la Troupe du Phénix dirigée par Guillaume Cramoisan.
Théâtre 13, Cartoucherie, théâtre de l’Epée de Bois, Tournée France et étranger, Festivals.

NOTE DE MISE EN SCèNE à PROPOS de « La Nuit des Rois »

Auteur : William Shakespeare
Adaptation, Mise en Scène et Traduction Libre : Anne Bourgeois
Interprétation :
Guillaume CRAMOISAN : Feste
Valérie EVEN : Olivia
Nicolas GUILLOT : Sébastien / Fabiano / un Illyrien
Isabelle HAZAEL : Viola
Frédéric LEFEVRE : Orsino / un Illyrien / le Wapentake
Laurent MADIOT ou Bruno PAVIOT : Sir Andrew Aguecheek
Eric MARIOTTO ou Paul MARCHADIER : Malvolio
Jean-Luc MUSCAT : Sir Toby Belch
Olivier NEVEUX : Antonio / un Illyrien
Elise ROCHE : Maria / une Illyrienne
Fred PALLEM : contrebasse
Ludovic BRUNI OU Benoit SIMON : guitare
Fanny ROME : violon
Musique originale : Fred PALLEM
Scénographie : Philippe MATHIEU et Elise ROCHE
Costumes : Alexandra KONWINSKI assistée de Marie-Jo HENRY
Lumière et direction technique : Philippe MATHIEU
La Troupe du Phénix
Créée en 1995 avec Laurent Madiot dans l’esprit d’un théâtre itinérant « à l’ancienne », elle est dirigée par Guillaume CRAMOISAN qui accorde à l’Aventure humaine autant d’importance qu’ au spectacle, rassemblant ainsi des artistes venus d’horizons différents.

Les spectacles d’une troupe finissent par lui ressembler : « nous sommes de la même étoffe que nos songes » et …le songe d’une troupe a la couleur d’une mosaïque constituée de gens tellement différents ! Différents sont nos parcours, nos allées et venues, nos familles de théâtre, mais notre espoir est le même : garder assis sur une chaise, ou même debout (!), des spectateurs venus par hasard, parce qu’ils avaient vu passer, en début d’après-midi, des roulottes et des chevaux escortés par des comédiens bruyants, qui n’en finissaient pas de chanter, comme si le théâtre était une fête.
Depuis huit ans, nos spectacles voient le jour sur les chemins chaotiques de nos tournées d’été, dans des voyages où il est question de maréchal-ferrant et d’herbe à brouter autant que de théâtre. Jouer le soir est un peu la récompense d’une journée compliquée au terme de laquelle éclate, démesurée, notre joie de parler au public. A travers les ruelles haut- perchées, les spectateurs gagnent la place du village sur la pointe des pieds, pour voir ce qui se passe. Alors il faut bien que quelque chose se passe si nous voulons qu’ils restent, qu’ils attirent leurs familles, leurs amis, qu’ils deviennent foule…
Nous n’avons à offrir que l’énergie de nos rencontres, la force d’une histoire qui se raconte, la vie d’une chanson.
La troupe du Phénix n’existe qu’à cause de ces étés-là : avec « la double Inconstance » de Marivaux, avec notre comédie musicale « le petit Monde de Georges Brassens », et maintenant avec « la Nuit des Rois », nous avons la chance de jouer dans des théâtres plus beaux les uns que les autres… Mais toujours, mais pourtant, nos spectacles gardent le goût de l’extérieur, et nous n’oublions pas ce que nous devons à nos visiteurs des soirs d’été.

La Troupe.