Mobile Home

2008 - Mise en scène

De Sylvain Rougerie.
Avec Corinne Touzet, Jenny Bellay, Jean-Pierre Bouvier, Jean-Michel Portal et Sylvain Rougerie.
Tournée Nouvelle Scène Lande-Martinez.

« Mobile Home» Note d'Intention

Auteur : Sylvain Rougerie
Mise en Scène : Anne Bourgeois
Interprétation : Corinne Touzet, Jean-Pierre Bouvier, Sylvain Rougerie, Jenny Bellay, Jean-Michel Portal
Décor : Delphine Brouard
Lumière : Jean-Luc Chanonat
Musique : Sylvain Meyniac
Costumes : Alexandra Konvinski

Eminemment de son temps, la pièce de Sylvain Rougerie démarre sur fond de catastrophe climatique… Mais l’auteur, également acteur aux mille registres de jeu, aime tellement le théâtre et ses surprises dramaturgiques, qu’il nous concocte avec Mobile Home une vraie comédie policière farcie d’humour et de poésie, une ode au décalage et aux personnages tendrement bizarres, une dédicace romantique aux héros ratés et aux aventurières fragiles, une histoire à faire rire et à faire rêver traversée d’espoir et d’ingénuité, une très jolie pièce sur des gens un peu fous mais qui nous ressemblent étrangement.

Mobile Home est l’emblème presque trop réaliste qui caractérise une certaine précarité malheureusement réservée à nombre d’entre nous. Mais dans le théâtre de Sylvain Rougerie, avoir des ennuis ne suffit pas : le mystère, la sensualité et un lyrisme certain pour magnifier les embêtements, ajoutent à son écriture déjà vive et insolente une dimension absurde qui nous permet d’aimer ses anti-héros du quotidien et de rire avec eux. Ce sont des précaires, des cadres très moyens, de vrais grands poètes tendrement ratés, d’anciens surdoués ambitieux pris dans les filets d’un dieu des intempéries qui précipite leurs destins…

Quoiqu’il en soit, tous sont des adultes qui courent après leur rêve d’enfant. Tout le monde est tour à tour adorable et odieux dans Mobile Home, comme dans la vie peut-être. Sauf qu’ici, tout le monde ment : parce qu’il est de petites vérités qu’il vaut mieux taire, parce que seules comptent les dissonances pour brosser avec cocasserie des personnages aussi ancrés dans la réalité.