Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran

de 2012 à 2018 - mise en scène

De Eric Emmanuel Schmitt
Avec Francis Lalanne ou l’auteur.
Théâtre Rive Gauche et tournée.

extrait de la pièce de théâtre

Note d’intention de mise en scène

Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt
Mise en Scène : Anne Bourgeois
Interprétation : Francis Lalanne puis Eric-Emmanuel Schmitt
Scénographie : Nicolas Sire
Lumière : Laurent Béal
Costume : Pascale Bordet
Musiques et Sons : Jacques Cassard

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran est un récit initiatique, drôle, tendre et philosophique qui a fait le tour du monde et qui est inscrit dorénavant dans l’émotion intime de chacun d’entre nous. Écrit à l’origine pour le comédien et metteur en scène Bruno Abraham-Kremer, ce monologue théâtral a peu à peu gagné d’autres interprètes dans divers pays du monde avant d’être adapté au cinéma.
Un adulte raconte son adolescence meurtrie, ses blessures et sa rencontre avec un homme bon et simple qui deviendra son père adoptif. Il s’agit d’un processus de guérison dont la dimension spirituelle a bien plus à voir avec l’élévation de soi-même qu’avec les religions.
Néanmoins le narrateur s’appelle Moïse : son enfance de petit garçon juif abandonné par sa mère, délaissé par un père dépressif, lequel finira par mettre fin à ses jours, s’éclaire d’une lumière salvatrice lorsqu’il devient ami avec l’épicier arabe de la rue Bleue. En fait, Monsieur Ibrahim est un musulman d’inspiration soufie, qui distille entre deux boîtes de conserve ses sages conseils pleins d’amour au jeune Momo. La vie de l’adolescent se transforme alors en un hymne cocasse à l’humanité où chaque être qui croise son chemin devient aimable. Mais si l’adolescent reçoit tout de Monsieur Ibrahim, ce qu’il lui rend est immense…
Eric-Emmanuel Schmitt est un homme de rencontres. Celle qu’il a faite avec Francis Lalanne les a naturellement conduits vers l’essentiel : partager ensemble un texte qui ne peut être porté que dans la délicatesse, l’humilité et la jubilation du jeu. L’acteur s’éprouve à la fois lui-même, mais il éprouve également le jeune Momo, le Momo d’aujourd’hui, Monsieur Ibrahim, Brigitte Bardot, des prostituées, des paysages, des parfums, des danses… Dans le spectacle de cette existence réconciliée avec elle-même, il y a de l’innocence, de l’humour et beaucoup de ludisme ; le voyage est concret mais le spirituel est partout.