Mur

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2014 - mise en scène

De Amanda Sthers.
Avec Rufus et Nicole Calfan.
Théâtre de Paris et tournée Arts Live.

à propos de « MUR » de Amanda Sthers

Auteur : Amanda Sthers
Mise en Scène : Anne Bourgeois
Interprétation : Nicole Calfan et Rufus
Décor : Edouard Laug
Lumière : Laurent Béal
Musiques et Sons : Jacques Cassard
Costumes : Mina Ly
Assistante à la Mise en Scène: Sonia Sariel

« Mur » est une délicieuse comédie aux accents romantiques, aussi burlesque que sentimentale, qui met en scène la guerre amoureuse de deux voisins que tout oppose.

Lui fut Colonel, Elle institutrice, les deux sont retraités, seuls. Lui est odieux dans son égoïsme, timide, bourré de contradictions, elle est adorable, excessive et frénétiquement à l’écoute du bonheur, deux névroses insupportables qui les font ressembler à des enfants perdus.
A travers le mur mitoyen de leurs deux appartements, ils se disputent pour défendre leur droit au silence, à la musique, aux odeurs, à la vie…et s’envoient avec jubilation des lettres de protestation qui deviennent bientôt le terrain de jeu d’une haine grandissante. Jusqu’à ce que la demoiselle rompe l’équilibre de la discorde par une vengeance absurde et néanmoins terrible : profitant d’une absence de son irascible voisin, Elle déplace le mur qui les sépare et lui vole un peu de son espace…

La partition que vont jouer Rufus et Nicole Calfan est double : il y a le langage d’Amanda Sthers, drôle, piquant, méchant, tendre, plein de saveur ; puis il y a le langage gestuel, presque chorégraphique, sorte de mime rempli d’humeur que vont devoir inventer les acteurs pour traduire les univers de leurs personnages et leurs comportements insolites. Amanda Sthers a écrit une comédie aux allures de bulle enfantine, à mi-chemin entre un monde en carton-pâte et un comte moderne pour adultes, sans aucun réalisme, mais joué avec de vrais grands sentiments, un mélange des genres qui nous fait penser à Tati, Etaix, Billy Wilder, Lubitsch, Capra… Le cœur des personnages bat sans cesse au cours de cette course folle à la recherche de l’harmonie ; le fiel, la querelle et le conflit étant le moyen d’expression le plus évident pour ces êtres écorchés et retranchés.
Le décor d’Edouard Laug, la lumière de Laurent Béal, les costumes de Mina Ly et la bande sonore de Jacques Cassard iront tous dans ce sens : raconter la vie telle que les personnages la ressentent, parfois poétique, parfois surréaliste, parfois clownesque, toujours sensible, et toujours ré-inventée.