Représailles

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2015 - Mise en scène

Plus grand nombre d’entrées au théâtre en 2015 – 2016

Avec Michel Sardou , Marie-Anne Chazel, Laurent Spielvogel, Valérie Vogt, Emma Gamet, Caroline Bal, Téresa Ovidio.
Théâtre de la Michodière et tournée Arts Live.

Quelques notes de Anne Bourgeois

Auteur : Eric Assous
Mise en Scène : Anne Bourgeois
Interprétation : Marie-Anne Chazel, Michel Sardou, Emma Gamet, Caroline Bal, Teresa Ovidio, Laurent Spielvogel, Valérie Vogt
Assistante à la Mise en Scène : Betty Lemoine
Décor : Jean-Michel Adam
Lumière : Laurent Béal
Musique : François Peyrony
Costumes : Jean-Daniel Vuillermoz

Représailles sera la quatrième pièce d’Eric Assous que j’ai le bonheur de mettre en scène. Après les Montagnes Russes et Une Journée ordinaire avec Alain Delon, et puis la Femme de l’Hôtel Michel Ange avec Véronique Boulanger, j’ai pu éprouver avec les acteurs la farce terrible que sont les relations familiales chez Assous, sa vision tendre et au scalpel des petits arrangements avec la vérité, l’omniprésence du désir – assumé ou non – chez tous ses personnages, le manque de confiance en soi de ses personnages féminins, la lâcheté si comique de ses personnages masculins, le mensonge face aux autres et à soi-même, bref la brillante comédie des relations humaines.
Dans Représailles, nous retrouverons les ressorts de la comédie pure et traditionnelle, avec pour point de départ l’éternelle infidélité de l’homme et la souffrance revisitée en revanche chez la femme, Michel Sardou et Marie-Anne Chazel formant un duo débordant de conflit : la lutte dans le couple, élevée au rang de comédie, signifiant aussi que si l’on se bat c’est parce que finalement, on cherche à sauver quelque chose… Il y a donc beaucoup d’amour dans ce couple infernal, mais aussi beaucoup de vengeance et de coups bas ; il y a des maitresses insatiables, des secrets de famille qui volent en éclat, une jeune fille innocente, des amours de jeunesse qui ressurgissent, de la cupidité, de la trahison et un rythme endiablé à rendre fous tous les personnages. Très « vingt-et-unième siècle urbains », les personnages de Représailles vivent comme on vit aujourd’hui : vite, enchaînant embûches et réconciliations éphémères, obligés de gérer des bouleversements familiaux à répétition. C’est donc sur la performance de jeu que s’appuiera la mise en scène, avec des acteurs sincères, surinvestis, qui aiment jouer la vérité autant que l’excès, et d’une façon aussi folle et imprévue que la vraie vie peut l’être.