Tant qu’il y a de l’Amour

  1. Vous êtes ici :  Accueil » Tant qu’il y a de l’Amour

Création et mise en scène en 2017

De Bob Martet.
Avec Marie-Anne Chazel, Patrick Chesnais, Laurent Gamelon et Valérie Bègue.
  Théâtre de la Michodière.

Bande Annonce

Note d’intention de mise en scène « TANT QU'IL Y A DE L'AMOUR »

THEATRE DE LA MICHODIERE

Création le 7 Septembre 2017

Auteur : Bob Martet
Mise en scène : Anne Bourgeois
Interprétation : Patrick Chesnais, Marie-Anne Chazel, Laurent Gamelon, Valérie Bègue
Décor : Edouard Laug
Lumière : Laurent Béal
Costumes : Cécile Magnan
Musiques et Sons : François Peyrony
Assistantes à la Mise en Scène : Betty Lemoine et Sonia Sariel

Du « burlesque sentimental » : voici un genre théâtral qui n’est pas répertorié et qui pourtant pourrait définir cette comédie délirante et romantique de Bob Martet. Dans sa pièce, les quatre personnages, enfiévrés, sincères, vibrants, au bord de la crise de nerfs, se retrouvent victimes de leurs aspirations amoureuses
Jean (Patrick Chesnais) est marié à Marie (Marie-Anne Chazel), qu’il trompe allègrement avec la jeune Inès (Virginie Guilhaume), mais qu’il refuse de quitter parce que quand on aime sa femme c’est pour la vie. De son côté, Marie s’épanouit dans une relation secrète et passionnée avec son amant Paul, le pharmacien-veuf (Laurent Gamelon). Désespérés de ne pouvoir se débarrasser du mari, le couple adultérin n’entrevoit pas d’autre solution que de le tuer. Mais le mari a la peau dure car il est aimé de la nature…

La force comique de la pièce réside dans le réalisme et dans la violence des sentiments éprouvés par les personnages, qui les poussent au paroxysme : on pense aux comédies de Woody Allen, à certains passages d’ Almodovar ou de Terry Gilliam, parce que les personnages sont fragiles, lâches et foncièrement gentils, parce qu’ils ont le don de se plonger dans des situations inextricables et mélodramatiques qu’ils regrettent aussitôt. La langue est jubilatoire et savoureuse, au service de personnages qui connaissent leurs névroses et qui, bien que jetés à cent à l’heure dans l’action, ne cessent de tenter de mettre des mots sur ce qui leur arrive. Extrêmement attachants, à la fois trash et incorrects, ils vont trouver ici des interprètes aussi sincères que démesurés : nos acteurs, spécialistes de la sincérité dans l’excès, trouvent avec ce meurtre clownesque de quoi exercer leur art : il y a autant de folie que de psychologie dans cette pièce, une légèreté joyeuse, la trouvaille de l’auteur étant de faire surgir au milieu de ce quatuor épouvantable une nuée grandissante de sentiments purs et envahissants : de l’amour. Beaucoup d’amour.