Une Famille Modèle

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2016 - Mise en Scène

De Ivan Calbérac.
Avec Patrick Chesnais, Evelyne Buyle, Véronique Boulanger, Guillaume Labbé et Arthur Fenwinck.
Théâtre Montparnasse, Robin Production

Note d’intention de mise en scène

« Une Famille Modèle »
Au Théâtre Montparnasse à partir du 22 Janvier 2016

Auteur : Ivan Calberac
Mise en Scène : Anne Bourgeois
Interprétation : Patrick Chesnais, Evelyne Buyle, Véronique Boulanger, Arthur Fenwick, Guillaume Labbé
Décor : Jean-Michel Adam, assisté de Virginie Robin
Lumière : Madjid Hakimi
Costumes : Brigitte Faure-Perdigou
Musique : Laurent Aknin
Assistante à la Mise en Scène : Sonia Sariel

Après « l’Etudiante et Monsieur Henri », succès théâtral et cinématographique, Ivan Calberac poursuit ses portraits d’humains inclassables, adorables et dévastateurs avec sa toute dernière pièce « Une Famille modèle ».

D’une parenté directe avec les personnages de son nouveau roman « Venise n’est pas en Italie », ceux de cette « Famille Modèle » sont aux prises avec un père qui revisite à sa façon les valeurs de la famille traditionnelle.
Résumée de cette façon par l’auteur lui-même – « Après 35 ans de mariage, Bernard et Annie s’aiment toujours autant… Seul point de discorde, Annie ne veut plus remplir ses devoirs conjugaux, et Bernard, lui, ne peut s’en passer. Ils envisagent donc ensemble une solution alternative…qui va bientôt révolutionner la vie de toute la maison. Une folle comédie sur une famille à n’imiter sous aucun prétexte ! »- la pièce pose en outre un regard sans jugement et rempli de tendresse sur des personnages excessifs, brossant un tableau drôle et touchant de la complexité de la nature humaine. Il y a beaucoup d’amour dans ces vies qui cohabitent, dans ces névroses complémentaires, beaucoup de sensibilité dans ces êtres un peu bancals qui ne portent en eux aucune méchanceté.
Sorte de monstre envahissant, égoïste, ultra sincère, attachant, exaspérant, passionné, à fleur de peau…le père est avant tout rempli d’un besoin d’amour qui fait qu’on lui pardonne tout.
L’action se situe dans un pavillon de banlieue, un endroit qui pourrait être celui où nombre d’entre nous avons grandi. Les enfants ne vivent plus là mais rendent visite à leurs parents, à leur mère plus particulièrement, aimable, secrète, magnétique et évanescente. On devine l’étouffement de l’adolescence, la difficulté à se construire dans une maison où le père prend tellement de place… C’est sur cette toile de fond douce et réaliste que l’auteur parvient à installer une comédie pure. Une comédie qui aurait pu être sociale, certes, qui aurait pu être une comédie de mœurs, mais qui sait prendre le chemin du burlesque tant les situations sont folles, parfois aussi démesurées que l’est ce père, ce héros insupportable et tant aimé.